Le silence du bureau, d’ordinaire si pesant, résonnait ce soir-là d’une tension nouvelle, vibrante. Léa fixait son écran, mais ses yeux ne voyaient plus les chiffres et les graphiques. Elle sentait le poids du regard de Marc sur elle, une présence brûlante et magnétique qui traversait l’open space désert. Tous les autres étaient partis depuis des heures, laissant derrière eux une atmosphère de relâchement et une intimité inattendue.
Léa avait toujours été une professionnelle exemplaire, rigoureuse et inébranlable. Jamais elle n’aurait imaginé qu’une telle intensité pût se manifester entre les murs austères de ce siège social. Mais Marc… Marc avait cette façon de sourire qui faisait fondre ses défenses, cette assurance tranquille qui la déstabilisait. Une *romantic love story in office* ? L’idée lui semblait absurde et pourtant, elle sentait son cœur s’emballer à chaque mouvement de son collègue, à chaque froissement de papier venant de son bureau.
Marc se leva, le léger grincement de sa chaise résonnant dans le calme ambiant. Léa retint son souffle, prétendant être absorbée par son travail. Il s’approcha, sa démarche souple et déterminée. Son parfum, un mélange subtil de cèdre et d’agrumes, envahit l’espace autour d’elle, enivrant. « Encore sur ce rapport, Léa ? » murmura-t-il, sa voix basse et chaude, juste derrière son épaule. Elle sentit sa chaleur, la proximité si troublante.
Elle se tourna lentement, son regard croisant le sien. Ses yeux, d’un vert profond, la captaient, y lisant des questions sans réponse et une audace inavouée. « Presque terminé, » répondit-elle, sa propre voix trahissant une légère fragilité. Marc s’appuya contre son bureau, son bras effleurant le sien, un contact léger mais qui envoya une décharge électrique à travers son corps. Leurs doigts frôlaient la souris. « Laisse-moi t’aider, » dit-il, sa main se posant délicatement sur la sienne pour guider le curseur. L’acte professionnel se mua en une caresse prolongée, leurs peaux se rencontrant, se reconnaissant.
Le temps s’étira, élastique. Léa sentait son sang pulser dans ses veines. Les néons du plafond semblaient s’éteindre face à l’incandescence de l’instant. Marc ne la lâchait pas du regard, un sourire lent se dessinant sur ses lèvres, un sourire qui promettait bien plus que des mots. C’était une *romantic love story in office* qui s’écrivait sous leurs yeux, pas dans un film hollywoodien, mais dans le silence complice de leur lieu de travail.
Il se pencha encore, son souffle chaud sur ses lèvres tremblantes. « Tu sais, ce rapport peut attendre, » murmura-t-il, sa voix rauque. Elle ferma les yeux un instant, savourant l’anticipation, le vertige. Quand elle les rouvrit, il était là, si près, ses yeux fixant les siens avec une intens intensité troublante. Toute la retenue accumulée s’évanouit.
Leurs lèvres se rencontrèrent alors, doucement d’abord, une exploration timide, puis avec une urgence grandissante. C’était un baiser volé au temps, aux convenances, aux règles tacites du bureau. Les mains de Marc se posèrent sur sa taille, l’attirant contre lui, tandis que celles de Léa s’accrochaient à son col. Les dossiers et les écrans disparurent, seule la sensation de leurs bouches et de leurs corps se faisant face existait. L’odeur du café froid et du papier céda la place à l’ivresse de leur peau.
Le baiser s’approfondit, promettant bien plus que des mots, bien plus que cette nuit. Dans le silence lourd de l’open space désert, leur *romantic love story in office* venait de trouver son premier chapitre ardent. Les portes vitrées du bureau semblaient garder leur secret, témoins muets d’un début passionné. La nuit s’annonçait longue, mais le travail était loin d’être leur priorité.
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